Trouver mon incubateur

[en France en 2020]

Qu'est-ce qu'un INCUBATEUR ?


Lors de la création d’une entreprise, les premiers mois sont évidemment cruciaux, les fondateurs ont besoin de ressources humaines, matérielles, financières et intellectuelles pour mener à bien leur projet. Une idée devient bonne ou mauvaise au moment de sa concrétisation. Recourir aux services d'un incubateur augmente considérablement les chances de survie d'une entreprise à 3 ans.

Le Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation nous rappelle la définition d'un incubateur :  structure d'accompagnement de porteurs de projets de création d'entreprises qui, en mettant à leur disposition les compétences et les outils indispensables au bon démarrage et au développement d’une entreprise innovante va leur permettre de concrétiser leur idée ou leur projet en une entreprise structurée et viable. L'incubateur peut apporter un appui en termes d'hébergement, de conseil et de financement, avant la création et lors des premières étapes de la vie de l'entreprise.

L'accompagnement

des créateurs d'entreprise,



Attention à la jungle

des prestations et des mots !

Quels services attendre d'un INCUBATEUR ?


  • un accompagnement : Sans parler de la connaissance du secteur adressé  et de ses règles de fonctionnement, par exemple entrer avec une nouvelle activité sur le marché de l'agro-alimentaire français ne va pas s'aborder de la même manière que la mise en oeuvre d'une nouvelle prestations digitale. Les porteurs de projet ont donc besoin des retours d'experience de la part de mentors ainsi que des conseils et du recul de coachs qui connaissent parfaitement le processus de création d'une nouvelle entreprise.


  • Un complément de formation : les porteurs de projet ont besoin de très nombreux sujets à "traiter" au moment de mettre en place leur offre sur le marché : marketing, stratégique, administrative, financière, juridique... Evidement, rares sont les équipes de projet qui disposent dès le départ de toutes les compétences requises, c'est même plutôt normal ! Les entrepreneurs découvrent bien souvent que leur principal enjeu est d'aconomiser leur temps, la ressource la plus précisues au moment de créer une start-up. L'idée est alors de gagner du temps pour acquérir ces compléments de compétences : ateliers collectifs en workshop, formations e-learning sur un sujet précis,  question-réponse avec des experts, etc.


  • un réseau : rencontrer d'autres créateurs pour partager les points de vue, s'ouvrir un carnet d'adresses pour intégrer les bons réseaux, des atouts essentiels au moment de se faire une place sur un marché existant, tout particulièrement lorsque le développement de la structure va nécessiter une levée de fonds.


  • un espace de travail : la plupart des incubateurs proposent la mise à disposition de bureaux, pour beaucoup cela constitutie une source de motivation supplémentaire  car cela donne "corps" à leur projet et du rythme dans la réalisation de celui-ci. A noter cependant qu'évidemment la mise à disposition de ces locaux  implique souvent le paiement d'une location mensuelle sur 6, 12 ou 18 mois, qui peut représenter un montant conséquent pour une jeune structure en création. Certains incubateurs 100% digitaux proposent un accompagnement sans imposer la location de bureaux, ce qui  permet d'économiser sur les coûts de démarrage.

Quels types d'incubateurs existent en France ?


Les quelques 275 incubateurs opérationnels en France se répartissent en plusieurs  catégories :


  • Les incubateurs publics de type "TERRITOIRE LOCAL" recouvrent une grande diversité de structures, leur point commun étant d'être portés par une ou plusieurs collectivités publiques locales. L'offre ainsi proposée est généralement ouverte à tous, sous réserve évidemment que la création -potentielle- de l'entreprise soit effectuée sur le territoire géographique de ces mêmes collectivités.


  • Les incubateurs publics de type "ALLEGRE" : il s'agit d'une liste réduite de structures relevant du Ministère de la Recherche et de l'Innovation, destinée en particulier à accompagner les projets de recherche appliquée.


  • Les incubateurs de l'enseignement supérieur : ces 10 dernières années, les grandes écoles (de commerce, d'ingénieurs) et les universités ont multiplié les créations de structure d'accompagnement et les appelations foisonnent. Une tendance récente au regroupement voit le jour : plusieurs écoles s'allient pour une gestion commune de leur incubateur, ce qui permet d'une part de mettre en commun les moyens des structures et surtout de proposer aux porteurs de projet une offre de compétences et d'accompagnement plus riche. La plupart du temps ces incubateurs sont totalement gratuits mais dédiés à leurs propres étudiants, voire dans certains cas à leurs alumni. A noter cependant qu'on trouve parfois des incubateurs d'école ouverts à tout porteur de projet, sous réserve que le projet soit en lien avec les compétences de la structure. 


  • Les incubateurs privés "spécialisés" et "généralistes" :   ces structures proposent leur accompagnement généralement en contre-partie d'une location mensuelle de leurs bureaux d'entreprise. La "spécialisation" de certains de ces incubateur porte généralement sur le caractère social et solidaire du projet, plus rarement sur des critères de genre ou d'origine des porteurs de projet. L'incubateur "généraliste" au contraire accompagnera tous les porteurs de projet, sans distinction,.

Comment choisir son INCUBATEUR ?


Si vous souhaitez disposez de bureaux de travail, le premier critère est évidemment géographique. La cartographie réalisée lors de l'étude vous permettra de trouver rapidement les incubateurs le plus proche de chez vous. Sélectionnez ensuite les incubateurs les plus adaptés à votre statut (étudiants, etc.) et au secteur d'activité de votre projet.


La plupart des incubateurs  vous demanderont de compléter un dossier de candidature et ont un critère de sélection commun : le caractère innovant de votre projet de création : innovation technologique, innovation d'usage etc. Ne sous-estimez pas ce critère, car les incubateurs refusent en moyenne en France 85% des dossiers de candidature des porteurs de projet, faute de caractère innovant du projet.


Si vous n'avez pas besoin de louer des locaux et que votre projet ne présente pas une innovation particulière , alors les incubateurs "généralistes" sont faits pour vous. Il s'agit de structure privées proposant des parcours d'e-learning gratuit mais avec un accompagnement payant sous forme de coaching.

CARTOGRAPHIE  DES  INCUBATEURS  EN  FRANCE

- Mise à jour 17/10/2020 d'après données publiques disponibles -

Parmi toutes ces structures d'accompagnement, certaines sont développées en réseaux sur l'ensemble du territoire national et n'ont pas été cartographiées par soucis de clareté. Ces structures sont très actives et très bien représentées sur l'ensemble du territoire et accompagnent de nombreux porteurs de projet.

Il s'agit de :


  • Réseau ENTREPRENDRE : association française reconnue d’utilité publique regroupant environ 14 000 chefs d’entreprise qui accompagnent bénévolement chaque année 1 400 nouveaux dirigeants créateurs d'entreprises.


  • Réseau BGE : réseau associatif à but non lucratif, BGE est formé de 50 associations implantées dans les territoires pour ouvrir des perspectives, sécuriser le parcours des entrepreneurs et créer des solutions pérennes pour l'emploi et le développement local.


  • Réseau PEPITE : les 33 Pôles Étudiants Pour l’Innovation, le Transfert et l’Entrepreneuriat (PÉPITE) et le Statut National Étudiant-Entrepreneur permettent de créer l’écosystème nécessaire à la réalisation des projets entrepreneuriaux des étudiants et jeunes diplômés. Le Statut National Étudiant-Entrepreneur permet aux bénéficiaires d’être reconnus, accompagnés, de rejoindre un réseau actif de plus de 8.000 Étudiants- Entrepreneurs, d’accéder à des espaces de coworking et bénéficier d’aides financières. 


  • Réseau des CAE :  Une Coopérative d'Activités et d'Entrepreneur est une entreprise "partagée" qui fédère donc autant d'activités économiques, qu'elle compte d'entrepreneur-es et vend des biens et des services sous une unique "bannière", un unique code SIRET. L'entrepreneur qui souhaite se lancer peut donc rejoindre une CAE pour préparer son démarrage et débuter son activité ; il bénéficiera dans un premier temps du contrat CAPE puis d'un statut de salarié-associé de la structure (défini par la Loi du 31 août 2014). Au-delà de la mutualisation des moyens de gestion, c'est un lieu d'apprentissage, de formation et d'échanges car les entrepreneur·es bénéficient d'un accompagnement, de formations, d'ateliers d'échanges pour leur permettre de développer leur activité....tout en intégrant la richesse et les contraintes d'un collectif. Infine, lorsque le modèle économique a été validé par le passage en CAE, certains choisiront de créer leur propre structure, d'autres poursuivront leur activité au sein de la structure CAE, moyennant le versement d'un pourcentage des ventes pour payer les coûts mutualisés de la CAE.

Cartographie réalisée par INCUB-online, Octobre 2020